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INDE, L'ÉPOUSTOUFLANTE ...

INDE, L'ÉPOUSTOUFLANTE ...
Nous venons d’arriver à New-Delhi. Nos cinq sens sont, dès notre sorti de l’aéroport, très sollicités. 
L’air lourd, humide et suspect nous saisi la gorge tandis que la circulation nous invite à presser le pas afin de laisser passer vélos, camions, mobylettes, voitures, rickshaw ainsi que chèvres, vaches, chiens, poules et autres animaux.  
Nous sommes en début de soirée, la nuit nous tend les bras, las du voyage notre guide Asif et notre chauffeur Azam nous conduisent à notre hôtel pour une bonne nuit de sommeil.



Ce matin, le tumulte des klaxons fait office de réveil, une musique stridente sans silence ni respiration orchestrée par des chauffeurs fous qui veulent avancer coûte que coûte, nous tirent de nos songes. 
Depuis notre chambre, cette cacophonie nous fait penser a un cortège de marié qui n’en fini pas mais s’approchant de la fenêtre afin d’avoir l’image, nous n’apercevons évidemment ni robe blanche ni rubans accrochés aux poignées des voitures. 
Nous nous délectons de Delhi et prenons tout ce qu’elle nous offre, nos émotions sont mises à rudes épreuves et nos sentiments nous promènent du rire aux larmes. 
Nous sommes arrivés en Inde depuis peu mais nous avons déjà grandi. 

Après quelques jours passés à Delhi nous prenons la route pour Agra. 
Nous tentons de nous extirper de ce ciel enveloppant, fantomatique et douteux. 
Les kilomètres que nous avalons nous offrent des images, des scènes de vie qui nous gardent silencieux. 
Dans la voiture nous ne parlons pas, nous n’échangeons pas sur ce que nous voyons, absorbés par ce qui se déroule au dehors, nous nous oublions. 


Les vaches affichent leur nonchalance même sur l’autoroute, freinant régulièrement le flux incessant des hommes. 
Aucun pont ne permet l’accès à l’autre côté des voies alors les gens traversent à pied, à vélo, en charrette, trimbalant toutes sortes d’objets et portant leurs enfants, pensent-ils surement pour plus de sécurité. 
Cette vision est effrayante et savoir qu’après notre passage cette chorégraphie suicidaire va continuer nous glace le sang.
Nous continuons à rouler, la végétation recouverte de poussière semble délavée , le ciel lui est toujours gris comme si les couleurs de la nature s’étaient enfuies pour se réfugier sur les saris des femmes. 
Assises en amazone à l'arrière des mobylettes, les Indiennes offrent leurs tissus colorés au vent et ces étoffes éprises de liberté flirtent parfois avec les rayons des roues. (Je me souviens et je tremble à nouveau.)



Rédigé le  6 nov. 2017 17:30  -  Lien permanent

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